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Le Vieil homme à moustache

 

            J’avais peur de tout. Ce monde afflue, conflue. J’avais peur de ne pas comprendre… Enfant. Enfant, j’étais enfant. A côté du vieil homme à moustache, j’ai marché un moment dans le noir, peut-être m’a-t-il pris la main. En tout cas, je n’avais plus peur. J’étais bien. Un terrain vague. Un lieu plutôt sinistre. En Algérie. Là-bas, loin d’ici. J’aime ce vieil homme à moustache, je pouvais lire de la tendresse dans ses yeux. Aujourd’hui, il les a fermés à jamais. A jamais, il les a fermés, mais dans mon cœur, gravé, il le restera à jamais. Mon grand-père, mon grand papa qui vient de là-bas.

 

La présence

 

Sans savoir, je t’ai pris dans mes filets. Sans savoir, tu m’as consommée de ma présence de ma présence à tes côtés. Consumée. Veuve noire aux mille poisons, je t’ai attiré par mon regard jusqu’à apercevoir cette longue envie d’éclore. Sans corps… Juste une présence, inaccessible présence… Plus fort que tout, plus fort que tout dans mon filet tu es tombé. Libéré mais à jamais sous l’emprise d’une fille que tu ne connaîtras jamais.

 

Ne dis rien

 

Ne dis rien mais je dois partir.

Partir dans le noir et les ténèbres, le vrai faux de la vie. Besoin de vivre hors de vous. Fuir la réalité par le rêve toujours et peut-être à jamais. As-tu toi aussi des désirs, inéluctables ? Réalisés, mais tu les ressens comme un vrai choc, transie, et puis tu jouies de t’en aller sur une rive, pleine d’espoir. Besoin de capter le monde en mouvement pour fuir ce quotidien trop simple, trop lourd, qui me fait peur… Et pourquoi…Je ne suis pas comme toi. Si seulement, je ne voulais pas croire que mieux [je serais], je suis mienne ? Et en vain, mais rien que pour l’être et être différente de vous. Alors qu’au fond, quel fond ? Comme vous je rêve de [paix], comme moi je rêve de joie [et] rien n’empêche de joindre les deux bouts, boulevard [matinal]. Space Lucie dans ton monde à toi. Tu souris et tu n’as pas bougé…

Tour du monde

Monde à tes pieds

Pied à terre

Terre plein

Plein de drogues

Drogues, sex and rock and roll

Rolls mops bing bang

Bang bang

Bang gang

Gangster

Terrifiante passion

Passion sexuelle

Sexuel attitude

Attitude altitude

Solitude multitude

… De rêves, [ce]qui fait que tu t’évades alors que tu n’as pas bougé et moi je suis là.

Je te regarde. Tu souris toujours. Dans ta tête une balle pour effacer tes pensées accablantes. Désespoir, vain, irréel.

Adieu.

Adieu Lucie.

[les anges te ] saluent.

 

La Lettre à Carreaux

 

« Sache que je ne t’oublierai jamais car une fille comme toi, ça ne s’oublie pas »…

Moi, je ne t’ai pas oublié. Et toi ? Penses-tu  toujours à moi.  10 ans ont passé, des larmes ont coulé, nos vies ont changé. Que fais-tu ? Qu’es-tu devenu ? Devrais-je t’écrire, à nouveau, quelques mots ou, dois-je , simplement re sasser la passé cinq minutes dans ma tête et refermer la lettre ? Des amis ont été nombreux, nous, j’avoue des noms sont flous, les images font puzzle. Pleins d’amis, avant, et aujourd’hui je me sens si seule. Qu’ai-je donc fait cette année-là pour en choquer plus d’un ?

Qu’ai-je donc fait  pour que vous m’aimiez autant ? Qu’ai-je donc fait pour ne jamais plus vous revoir… ? Ne vous reverrai-je donc jamais ?

Je referme la lettre…

 

Faites vos jeux !!!

 

 

L’eau, là, a coulé sous les ponts. Lola s’ennuie. Le temps s’est immiscé entre nous, sans que, jamais, ne se voient les minutes qui filent… Sans que jamais, les marques ne s’effacent. Je te revis, courir, rire et chanter. Tu fais  des bulles de savon, et dehors… Il pleut. Bleus, sont mes yeux. Roses, sont mes lèvres d’enfant. Manquement. 20 ans après, il n’y a  plus rien de vrai… L’amitié  a fanée, flâné, comme les amourettes d’ado… Da… Do… Dodo… dans le vent. Maintenant. Maintenant tout se joue, mais les jeux ne sont pas faits. Parfait. La roue continue de tourner. Et, je me perds. Et, je me noie dans les doutes lacunaires qui m’habitent. Serais-je l’unique a trop croire, et espérer l’inaccessible rêve, celui qui trompe et pervertit le foyer…la nostalgie effective d’une vie facile…

 

Coquelicot

 

Chante. Chante Coquelicot. COQ LI KO … Oh… Rouge est ta robe éphémère, arrachée par le vent. Rouge. Rouge est ce voile fragile et si vain qui t’enveloppe, et dans nos mains s’effrite, s’envole et nous évite… Coquelicot, si libre, nu sans sa parure qui va et vient à la brise, nu dans ma main comme dans les vôtres. Incompréhensible et sauvage, farouche et fascinant. Chante. Chante pour moi ta douleur. Tes pétales s’échappent comme le sang. Sacrifice naturel. Chante. Chante car jamais je ne te rattraperai…

 

 

 

 

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