Confessions d'une gogo d...

Je ne suis pas gogo danseuse

 

Mon corps balance. A gauche. A droite. Mon corps. Ondule, simplement, sensuellement autour de celle que j’explose. J’en ai le vertige. Je m’évapore sous les lumières. Chaudes. Je balance. Me balance. Et c’est ma vie qui bouge. Sous leurs regards affamés, ils en demandent encore.

C’est l’argent qu’ils me donnent, qu’ils balancent sur mon corps, mutilé, de cette vie que je n’ai pas choisi. Le dénie dans leurs yeux. C’est l’indifférence dans leurs yeux. Aucun mot, et mon cœur brûle de ne pas leur appartenir pour de vrai. Je suis le faux. J’me sens pas bien.

Ma vie défile et je n’ai rien à prouver. J’ai pourtant toujours tout réussi, sauf peut-être le plus important. Ai-je refoulé le bonheur qui s’offrait à moi ?

Pourquoi ne me voient-ils pas ? Pourquoi ne me parlent-ils pas ? Pour de vrai. Ne m’ignorer pas ! Regardez-moi avec sincérité ! Je suis là. Je me sens loin. Mon corps ondule. Balance. Balance. Balance encore. Mon corps me brûle. Mon cœur se crispe. Je ne me suis jamais senti dans un état pareil.

Je suffoque. J’ai dit non, j’ai dit oui. Mais j’ai dit non. Je n’y arrive pas. Je ne retrouve pas cette situation, cette avant tout cela. Bon sang, mais qu’a-t-il bien pu se passer. Qu’a-t-il bien pu se passer pour que je sois dans cet état. Je transpire. Je perds pieds. Ma tête éclate. Je glisse le long du corps solide. Je tente de m’accrocher, mes mouvements sont lents, imprécis. Je glisse. J’y vois trouble. Glisse. Lentement. Encore. Ma vue se brouille. Mon corps s’accroche. Mon cœur lâche. Au secours, je manque d’air. Je n’ai plus d’air.

 

Je me suis réveillée, il faisait nuit. Il était l’heure d’aller travailler.

 

Correspondance Professionnelle

 

Venu de nulle part l’ange adresse la parole à la fée libellule que je suis, surprise, elle ne sais que dire, sinon : tu veux une cerise ?

L’archange dit soudain « non » comme à sa triste habitude mais son regard transperce le cœur de la fée, qui n’oublie pas pour autant que sa place est ailleurs.

Livre 2 tome 3 de la stupidité d’une rêveuse amicale.

 

Le sourire est un luxe dont il me prive. Saurais-je rendre l’intensité à l’archange ? Pourquoi vient-il brûler ses ailes à mon regard de braise ? Pourquoi fait-il, entretient-il de douces phrases à une autre que moi ? Pourquoi se rapproche-t-il de mon corps frêle et menacé. Je clame que je n’en veux plus, son absence me heurte déjà. Je déclame que je n’en voudrais pas, mais je ne peux résister à l’appel séducteur. Je vais arrêter c’est promis, qu’il ne m’approche plus… alors…dès lors.

Le doux  philosophe de tes nuits a-t-il chanté sa sérénade ?

 

 

Réponse :

C’est beau ce que tu écris…

Mon doux philosophe n’a toujours pas donné de nouvelles…

Son absence devient longue, je suis mal sans lui, j’ai besoin de le voir…

 

Tel Michel-Ange

 

Ca y est je sens que tout recommence. Une fois encore, mais différemment. Que peut-il bien se passer dans la tête d’une fille ? Parfois, alors que tout semble aller pour le mieux... J’aime ces heures matinales qui s’écoulent à vitesse folle, j’aime ces moments succincts où nos regards se frôlent, ton sourire me fait fondre, me liquéfie, et je me sens, tout entière, perdre pied… Tes mots sonnent comme une mélodie. Je ne peux pas comprendre… Rien à comprendre. Je ne maîtrise plus rien. J’évite de te regarder de peur que tu vois, j’évite de te sourire de peur que tu me vois rougir, j’évite de te toucher de peur d’envenimer mes sensations folles, stupides et ingénues… J’écris ton nom comme on écrit celui d’un impossible rêve, celui d’un fantasme imaginaire et loin d’être inoffensif. Surtout, ignore moi, toi, que je disais trop *, surtout contourne mon regard, qui fut trop longtemps aveugle, surtout jamais ne succombe à mon charme, qui pour toi deviendrait fou. N’entre pas dans mon jeu, ne joue pas à un jeu. Parle-moi comme à celle que tu ne connaîtras jamais, je te parlerai comme à celui que je n’aurais jamais. Je suis une femme fidèle dont le cœur est meurtri, je suis une femme perdue telle une princesse de Clèves immergée dans l’amour vrai, consumé par l’amour passion à raison de trop fortes irradiations ; à une autre époque la mienne. Me comprends-tu dis-moi femme de ma conditions, affilé à l’amour raison, l’amour vrai qui enchaîne et rend heureux, mais qui parfois pèse trop lourd, si lourd que l’on se voit ailleurs, pas mieux, mais bien ailleurs, pour rejouer notre destin sans jamais y mettre fin, en multipliant les risques, les risques incontrôlés, avec lesquels il ne faut pas trop jouer. Michel-Ange est un tableau, il restera accroché à mes désirs secrets, jusqu’au  jour où je n’y penserai plus…

 

In the water

 

C’est donc la fin de quelque chose de faux, de trouble et de gluant qui s’évapore dans ce liquide que l’on appelle communément « eau ».

C’est donc la fin de tous mes maux qui se diluent peu à peu à travers ses quelques gouttes vierges dans mon corps douloureux.

Peut-être ai-je tord, ou pas, de renoncer au péché de mes sens. Je n’en suis pas sauve pour un sou. Je médite au plus profond de moi. Je prends sur moi.

C’est donc la fin du jeu, « game over », la fin de cette petite folie que l’on appelle le désir, c’est le début d’un rien qui mène au précipice d’un courage idiot et sans suite que j’explore. Je mens et me mens car dieu le sait je ressens. Confessez-moi, mon dieu, parce que j’ai pêché, j’ai beau fuir son regard, il m’attire, j’ai contourné son corps je le ressens, j’ai beau ne pas entendre sa voix, elle résonne en moi. Je ne supporterai pas un refus, je ne supporterai pas de tout perdre, je ne supporterai pas cet élan qui me détruit chaque seconde qui passent…Ses yeux m’appelle au désir, m’éveille au plaisir et je suis là, immobile, le cœur battant et les mains tremblantes, emmène-moi loin et fais-moi renaitre. Appelle-moi par un autre nom et je serai différente, libre et à toi.

 

Sous le voile de ma robe noire

 

L’éclat d’une robe noire peut engendrer grand espoir mais accuser une réelle déception ou plutôt frustration ? Je sais juste que parfois, il vaut mieux se contenter de rêver, fantasmer, que de rendre réelles les vives émotions. Mon amour est vrai, c’est ce qui compte. Mon amour est réel, et devant dieu, nous avons juré fidélité. Mais que  se passera-t-il dans quelques années. Et alors ? Vivre. Comment le vivre ?  Comment l’envisager ? Si mon corps t’appartient sera-t-il toujours le miens. Oui, certes. Sera-t-il toujours désireux. Que fait cette femme que je côtoie à brouiller les pistes pour crier « j’ai peur ». As-tu peur de mourir ? D’être à jamais seule. Mais tu as peur de quoi ? Crains-tu que l’orgueil et l’effroi te prive de cette volonté abjecte que tu t’efforces de taire, mais que tu clames haut et fort. Je stoppe. Je me renferme. Dans une attente idiote et sans lendemain. Je n’attends que toi et je reste là immobile, aphone. A dire des bêtises plus grosses que moi. A dire pour dire autre. Est-il trop tard ? Je sens l’envie, je perçois le désir. On pourra appeler ça « confession sur un désir interdit, pour une fiction plausible ». Toujours pas clair ? Tanpis. Je suis à fond. Au fond. Mon cœur bat dans ma poitrine encore quelques minutes après son départ. Une envie de vomir. Je le veux. Il est à moi ? Je le veux. Je le désire au point de me sentir faible, je ne peux assouvir cette envie encore. Faible, lui fort, ou moi vaindicatrice. Je pourrais passer des heures entières à griffonner cela ne changera rien. Je ne peux plus. Que faire. L’appeler ? Lui dire que je le désire ! Non. Le fuir. Impossible. L’assouvir. Non. Jamais. Fait- le ! Cela changerait quoi ? Fait-le ! Ne dis rien. Fait comme elle. Je ne suis pas elle. Glisse-toi entre ses bras. Laisse-toi * comme ce que tu es une *. Mais je ne peux éteindre le désir incrusté dans mon corps, je ne peux arrêter cette voix qui prononce ton nom. Putain carrément succomber. Je suis une femme heureuse, amoureuse, oubliée, aimée. Riche. Pourquoi  tout semble faux. Rien ne sera mieux pour une minute de plaisir. Ou même un an ou deux, c’est impossible. Il y a un stade de non-retour. Certainement pas,  la raison, la passion. Que se passe-t-il ? Est-ce la fin  de mon bonheur ? Quoique je fasse, je suis comme envoutée. Et je ne trouve pas de sortie. Si je ne fais rien, j’attends pour faire, et si je fais je sais que je le regretterai toute ma vie ne serait-ce que par rapport à lui… Et puis, rien ne sert d’écrire, il est bien trop tard et j’ai bien compris. J’en souffre encore et je tais ma douleur, je l’étouffe avec ma haine d’avoir pris la bonne décision. De me lancer dans l’amour. Amour unique et éternel. Passionnel. Jusqu’à quand, jusqu’à toujours… Jusqu’à toujours…

J’ai quitté ma robe noire. Je ne l’ai plus mise. Je voudrais la remettre… Mais je sens qu’elle ne n’irai plus…

Ils sont côtes à côtes, je les regarde de coin. Il est tellement plus beau. Il est tellement moi.

 

Fly me away

 

Rien n’est possible dans un monde où l’on est un. Rien n’est possible dans ce monde où je suis elle. Je suis bien mais l’ennuie pulvérise et anesthésie mes forces. Je me sens idiote, belle, envoutante et bête. Pourtant, je pense ne pas l’être. Que faire dans un endroit où nos pensées divaguent ?

Comme un malaise… Mais, pourtant, comme quelque chose de latent. Je m’échoue. Un regret d’avoir dit sans penser. Mensonges ou non. Ou regret que rien ne se soit passé… Rien. Rien. Presque comme rien. Rien. Oublier. Rien à te dire et pourtant…Fly me away.

 

Une voix dans ma tête

 

Latent secret indicible

Latent fantasme inassouvi

Rien n’existe et tout est dans ma propre tête

Rein n’existe et tout est dans ma folle tête

 

C’est ce que je préfère croire

C’est ce que je préfère me dire

Tout est dans ma tête mais taisez vous s’il vous plait

 

Elle me répète que tout s’arrête

Elle me dit que tout continue

Que sans tu mens

Que certainement.

 

Orgasmix

 

Sur la branche de l’arbre mort

Balance le mal de vivre

La branche de l’arbre mort

Qui mène la danse macabre du désir

 

Sur la branche de l’arbre mort

Bascule l’oublie de souffrir

La branche de l’arbre mort

Qui pousse au lourd soupçon de plaisir

 

Quand ton corps appelle et me crie adieu

Il est temps de s’accrocher

Maintenir le cap

Et déchirer la passion

Orgasmique

Orgasmique

Orgasmique

 

Sur le pas de ma porte

J’ai laissé un mot brûlant

Il t’était destiné

Je me suis sentie coupable

 

Sur le pas de ma porte

J'ai suspendu ton nom en rêvant

Il m’a donc abusé

Je me suis sentie aimable

 

Quand ton corps appelle et me crie adieu

Il est temps de s’accrocher

Maintenir le cap

Et déchirer la passion

Orgasmique

Orgasmique

Orgasmique

 

Dans le profond de mon âme

J’ai jeté un sort à mon cœur

J’ai résisté au démon

Mais j’y ai perdu mon blason

 

Dans l’opacité du vide je condamne

J’ai adulé mon amour par l’horreur

Ressenti l’émotion

De la chair et du sang auront eu raison

 

Quand ton corps appelle et me crie adieu

Il est temps de s’accrocher

Maintenir le cap

Et déchirer la passion

Orgasmique

Orgasmique

Orgasmique

 

 

Lorelei atteint l’orgasmique attention

Le point de sa propre oraison

Elle était poussée par le vent

Criant sa fièvre, haletant

 

Lorelei, femme orgasmique

Lorelei, reine du désir

Excessive et pensive

Pléonasme

Que trop souffrir

Excessive et pensive

 

Not Mine

 

This rose is mine

This shoe is mine

This phone is mine

But you aren’t mine

 

Retour à la source

 

J’y suis retournée. Sur le lieu. Le crime parfait. Tout était là, sauf toi. Ton fantôme plane, mais je vois bien qu’il ne reste rien. Rien. Que du vide. Des souvenirs, des mots, nos corps éphémères. Tout a disparu, ton sourire, ton regard, nos désirs. Notre erreur. Comme si rien n’avait existé. Tout est dans ma tête. Rien n’est plus vrai. Tout est clair maintenant. Tout. J’oublierai. Je ne cherche plus davantage. Je suis le regret et je suis fière d’être droite, si droite, que j’ai failli toucher le fond. Je m’en sortirai. J’en sortirai.

Les jours vont passer et se ressembler. Il ne se passera rien de plus. Je le sais déjà. Peut-être un regard, un sourire, mais tu ne me reviendras jamais. Et je ne ferais rien. C’est triste de savoir que certains amours ne verront pas le jour. Je reprends, il n’est nullement question d’amour, seulement de désir, c’est ce qui fait toute la différence.

Je hais cette situation pourrie, entre je veux, je peux, je n’ai pas besoin, je désire, je n’en peux plus, et puis ça suffit. Roméo oublie Juliette et vit heureux dans son royaume. Ouf, il a donc échappé à la mort !

 

Caresse

 

Cette immense douleur qui me transperce le cœur et me ronge le corps se dissipe peu à peu dans mes paroles non innocentes et se dissous dans l’alcool que je bois pour faire taire ses voix improbables.  Renoncer au mal, ne pas succomber à la tentation, j’ai l’impression que tout se transforme en moi comme une autre qui prendrait ma place. Je suis bien, répète-t-elle. Je suis bien !!!!!!!!!!!!!

 

Le téléphone se mit à sonner. Karina répondit d’une voix vide.

 

Oui. Oui. Un instant, je vous prie.

 

Karina raccrocha le combiné. Toujours l’air absent. Ses pensées partaient dans tous les sens. Tout allait bien dans sa vie, enfin, elle avait un mari qui l’aimait, un bel appartement, des amis et une famille unis. Pourtant, elle cherchait quelque chose, ailleurs. Le danger, le risque, l’erreur fatale ?

 

Un matin, elle se réveilla en sueur. Elle pensa à ce qu’elle n’aurait jamais du penser. La journée passa comme toutes les autres, son regard absent, elle le traînait maintenant depuis quelques mois. Son bonheur la comprimait. Elle se disait sans cesse, que va-t-il arriver. Elle partie plus tôt du travail, du moins du poste minable qu’elle occuper depuis 5 ans, alors qu’aucune de ses démo n’avaient été accepté par les éditeurs musicaux.

 

Son mari n’était toujours pas rentré. Elle ne vit aucune lumière. Elle ouvrit la porte. Entra, jeta sans sac dans le couloir. Déposa ses clés sur la table basse en verre. Elle alluma l’ordi, puis une clope. Elle mit de la musique. Elle s’allongea sur le canapé, fermant les yeux et murmurant les paroles quelle  connaissait par cœur. Elle commença doucement à se caresser. Lentement, elle faisait glisser ses mains entre ses jambes. Elle continua ses gestes lents et précis encore un long moment, jusqu’au point de non retour. Elle se mit à pousser de petits gémissements, et finit par pousser un râle. Sur ses yeux coulait des larmes… Elle éclata en sanglot.

 

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