On Air

« ON AIR »

(Recueil de prose)

 

 

Il y a des jours comme ça…Jeanne

 

Il y a des jours comme ça où j’aimerais venir te voir, manger des gâteaux secs, parler pendant des heures, me dire que c’est long, me dire que j’aime ça, écouter ton histoire, écouter notre histoire, écouter les potins qui grincent parfois entre les dents. Il y a des jours comme ça où j’aimerais avoir 20 ans, 20 ans de moins pour écouter tes conseils, écouter tes boniments, écouter ta voix. Il y a des jours comme ça… tu me manques. Il y a des jours comme ça où je me dis que je n’ai pas su te dire adieu. Il y a des jours… comme ça, où je voudrais te serrer dans mes bras, où je voudrais te dire que ça va, que ça va pas, que tu es loin, trop loin. Il y a des jours où je voudrais te parler de moi, de ma vie, comme avant, il y a des jours comme ça où je voudrais que tu sois toujours là, je voudrais te revoir. Aujourd’hui j’ai compris que tu n’étais pas éternelle. Aujourd’hui je comprends mieux les choses, tes expériences, mes cheveux ont poussé, un peu, ma vie a changé, beaucoup, toi tu n’es plus là, et pourtant je t’écris, je te parle. Ma Jeanne, mon Henriette, ma Cloupet, ma gran’taty, il y a des jours comme ça où simplement je voudrais que tu sois là…

 

 

Portrait en prose

 

Ca y est … je sais…je l’ai ressenti, en moi…cette nécessité viscérale de tuer pour reprendre. Est-ce ma conscience qui me fait savoir que c’est mal…que ce n’est pas juste. Pourtant, tel le fou, je conçois, dans ma logique…il est …il est inévitable que cette demeure m’appartienne. Autant de souvenirs enfouies sous le sable, de rires et de pleurs étouffés…enterrés, enlevés par le vent, toujours, toujours flottants dans les tamaris. Elle a fait du paradis l’enfer. En se refusant …elle me noie, me laisse la tête bloquée dans l’eau…je n’ai plus d’air. Enfant devenue femme, elle en moi te le demande encore une fois, rend-moi mes souvenirs, rend-moi mon été si chaud et si pressant, si vrai, si éternel… Rend-moi …le sanctuaire de mon bonheur passé. Même si je sais…que rien…non rien ne me reviendra, ni le lieu, ni le temps. Le temps, si cher à mon cœur, le temps…le temps d’avant. Le temps de quand je n’avais pas dix ans.

 

 

Un soir ou Réflexion émancipée

 

J’avais l’impression toute bête qu’elle puisse être que cet instant n’avait pas existé. Ce moment magique où toi, et moi, ensemble en un même lieu, n’était que le pur fruit de mon imagination. Ta voix, toi, et la mienne, la leur, et moi…là…hors du temps…je t’en ai voulu de repartir, je t’en ai voulu de fuir…après tout ce qu’il avait fallu faire pour être là. Un moment…une seconde…un rien dans une vie…mais qui signifia beaucoup. Une rédemption, un dû, à la fois à la hauteur par ta prestation, et loin de tout car trop fade par rapport à tout ce que ça aurait pu être mais quoi … Un potentiel de l’irréalisme à ne surtout pas prendre comme référent, une certitude …ce soir là j’étais là les yeux rivés sur toi…toi le symbole fictif et charnel de quelque chose d’autre. Un amour sans être amoureux, un amour purement conceptuel de celui qui chante et qui jamais ne deviendra autre qu’une icône impalpable et pourtant humaine. Le symbole de ce qui me fait du bien, me soulage…le symbole masculin…l’avers de la médaille. Rien avoir avec cet élan sexuel que certain me réveille, cette envie et ce plaisir charnel, cette douloureuse pesanteur vénale du chanteur mâle. Non, toi c’est différent et je m’en veux d’avoir comparer, je m’en veux de t’avoir maudit un instant. Car Personne ne pourra comprendre ce qu’il en ai, moi oui, j’ai fantasmé, tu es lié inexorablement à S… Simplement merci.

 

 

C’était toi…

 

Allongée sur le divan tu m’as raconté ta vie. Celle d’une fille normale à laquelle on n’a pas fait attention. Pas plus qu’à une autre. D’ailleurs tu n’as pas grand-chose de plus que les autres si ce n’est de m’avoir raconté ta vie. Je suis coupable de tes actes de part tes confessions. Je suis complice. J’ai un poids qui pèse alors qu’il n’y a à peine un an je ne te connaissais pas. Tu n’étais rien et voilà qu’aujourd’hui je dois exulter tes mots par les miens. Mais je t’en remercie…

 

 Par quoi commencer ? Peut-être par te donner un nom…mais tu n’en a pas, du moins je ne le connais pas.

 Tu a grandi à la campagne, étais à l’école, au collège, puis au lycée. Et un jour, tu t’es réveillé et tout était flou. Tout noir. Chiant. Tu a toujours pensé être immortel avoir la vie devant toi et que les choses horribles ça n’arrivait qu’autres. Pourquoi as-tu perdu ton innocence ? Tu as oublié tout ses moments forts, beaux et parfois pénibles qui ont guidés ton adolescence, et maintenant que tu pourrais vivre en paix tu replonges en enfer pour retrouver tes origines. Car le bonheur s’était avant aujourd’hui tout est gris malgré l’amour ; vu que rien n’aboutit et que le temps suit son chemin sans t’attendre. Il n’y a rien pour toi sauf avant. Plus d’avenir. Ca c’est toi qui l’a dit c’est pas moi.

 Tu as commencé par me dire que tu l’aimais et que tu étais la plus heureuse des femmes dans ses bras. Mais tu m’as aussi rappeller que cela ne pouvait pas durer. Que quand on est comme toi on ne croit plus au bonheur. Tanpis ! tu as dit « tanpis » comme si ce n’était rien de renoncer à l’Amour alors que d’autres la cherche toute leur vie. Tu disais « tanpis » j’ai besoin d’oxygène de sentir mon corps courir, sentir, jouir. Je t’ai demandé pourquoi et tu m’as raconté ce rêve. Tu étais là face à un homme que tu ne connaissais pas et tu lui a dit ce que ton corps voulait : baiser. Sous son charme il a cédé et il t’a prise et c’était bon. Mais c’était trop tard toute ta vie basculait dans l’étrange dans ce que tu ne voulais plus affronter l’inconnu, mais c’est lui qui t’as perdu.

Le lendemain tu es allé en boite tu as bu beaucoup trop et tu ne te souviens plus de rien. Sauf d’avoir cédé à un puis à deux puis à trois jusqu’à que moi je te retrouve et que tu me raconte que tu me raconte ta vie banale qui ressemble affreusement à la mienne mais qui n’est pas la mienne car moi je sais que tout sera aussi bien qu’avant mieux qu’avant. Aujourd’hui Solène je vais arrêter d’écrire des conneries je connais ton nom tu n’existe pas. Tu est le mal tu es la mort qui guette mais moi je garde l’espoir l’espoir l’espoir l’espoir l’espoir que après c’est mieux qu’avant.  

 

 

 

J’ai fait un rêve…

 

Il faisait encore noir malgré ce rayon de lumière qui traversait la pièce. Je venais d’ouvrir les yeux, mon corps était encore tout chaud et plein d’une sensation de bien-être, c’est là que je me suis souvenue…

Une femme s’est approchée d’un homme qui n’était pas toi. Cet homme l’a repoussé, et je suis arrivée. Il m’a dit qu’il ne savait pas s’il devait ou non être avec elle. Alors, moi, je l’ai regardé dans les yeux, je lui est pris la main…c’est à peu près comme ça que cela s’est passé. Je lui ai dis que j’avais envie de lui à cet instant. Il n’a pas compris ce qui lui arrivait, mais il s’est laissé aller à ses envies, guidé par mes caresses, entraîné par mon souffle envoûtant. On a jouit pendant une heure, ou deux, voire plus. C’était unique, c’était bon. C’était un moment irréaliste, éternel, de ceux que l’on oublie jamais. Cet homme s’était l’autre de toi celui qui réveille mes fantasmes. Cette femme ce n’était qu’une partie de moi celle qui se cache en moi quelque part, et qui ne vit que dans mes rêves érotiques, où chaque jouissance me ramène à toi. En ce jour je veux que tu sois celui que tu es, mon amant, et moi je serais ton guide. Ton plus beau cadeau sera je pense de traduire ce rêve en réalité.

 

Ici tout est beau

 

Ici tout est beau, parfois il pleut mais, mais Lola respire et c’est ça qui compte. Ce matin, elle s’est dit qu’il allait se passer quelque chose, mais quoi ? Si elle le savait elle ne se poserait pas la question de savoir. L’angoisse n’est pas le thème du propos, c’est juste le questionnement qui importe, des questions sans réponses qui finissent par en avoir et on ne sait pas pourquoi. Imaginer le pire quand arrive le meilleur, imaginer le meilleur quand il arrive le pire, ou parfois hélas y voir clair.

Ce matin Lola s’est réveillée brusquement, la peur au ventre. Aussitôt, elle s’est levée, elle a bu un café. Puis, la journée s’est passée, plutôt belle la journée. Lentement et portée par la joie de vivre elle a oublié son angoisse du matin. Si elle avait su. Elle a sauté du pont. Pourquoi ? Si j’avais une réponse, je la suggèrerai, mais je n’en ai aucune.

Matthias s’est fait tuer par son frère, Lucile violée par un homme, Elodie s’est jetée sous un métro. Tant de questions sans réelles réponses, et elles n’en auront jamais. Violence quotidienne, société en ébullition. Je ne comprends pas et je ne comprendrais jamais. Alors…

 

 

La fête des morts

 

C’est l’histoire d’une fille poursuivie par son passé, et frustrée par une société, une histoire conne. Oui, c’est ça une histoire banale, dans laquelle, n’importe qui devient le héros, où l’identification est universelle. Pourtant, cette histoire est unique, c’est la mienne.

Vous allez vivre ces jours avec moi jusqu’au dernier, enfin si vous voulez. Si vous avez les nerfs assez solides…

Je me suis levée ce matin, j’avais mal à la tête, j’ai pris une aspirine, et je me suis recouchée. Normal, hier soir chez Jack, on avait vidé une bouteille de whisky, et dix bières à tous les deux.

13h 52, c’était l’heure d’aller en cours, j’ai pris mon blouson, une clope dans mon paquet, je l’ai allumé, j’ai pris mes clés, mon sac, j’ai claqué la porte, j’ai fermé, et je suis partie. Putain, quel bande de cons ! Voilà, ce que je me suis dit en arrivant devant cette salle de cours glauque.

Ce soir, j’ai téléphoné à Lucile, on a parlé pendant des heures, de tout, de rien, de nous. Puis, j’ai raccroché, et j’ai été chez mon mec, on a baisé pendant des heures. C’était bien, j’ai aimé ça et lui aussi. On s’aime.

Mais c’est ce jour qui a perturbé mon quotidien, j’allais juste poster une lettre, mais voilà, j’avais pas d’enveloppe. Je venais déjà de me disputer avec Jean-édouard, de déchirer ma jupe grise, et de casser mon poste, alors, fallait pas me faire chier !

Je suis rentrée dans la poste, il y avait du monde partout, en plus ça puait la transpiration, et ça me foutait la gerbe. J’ai commencé à faire la queue, puis ça n’avançait pas, alors j’ai changé de guichet. Au bout d’une demi-heure, le mec me dit qu’il a plus d’enveloppe, qu’il y en a au tabac à côté, et que ci, et que ça. Merde ! Je voulais juste une enveloppe pour poster ma putain de lettre, c’est tout, une enveloppe.

A ce moment le temps s’est arrêté, je n’ai rien dit, je suis sortie. Il faisait froid dehors. J’ai vu cette foule autour de moi. Un mendiant me demande une pièce. Ben, merde j’ai à peine 10 euros pour finir la semaine ! Une bourgeoise me bouscule. Connasse !

J’ai fouillé dans mon sac, j’ai senti quelque chose de froid et dur. J’ai sorti l’arme que Jean-Edouard m’avait passé, au cas où, si on m’agressait, vu que je me balade toujours la nuit toute seule. Mais le voyou c’est lui, c’est pas moi. C’est pas moi. Ben, là, j’ai pris l’arme, je suis entrée à nouveau dans la poste, j’avais chaud, mon cœur palpitait, j’étais dans une autre dimension, et j’ai tiré sur tout, partout, n’importe où, j’ai tiré, sans voir ni morts, ni blessés, j’ai tiré, et je suis ressortie en courant. J’ai couru longtemps, et je me suis arrêtée.

Je suis rentrée chez moi. J’avais jeté l’arme sur le chemin, je ne sais plus où, ni pourquoi. J’ai pleuré. J’ai appelé mes parents, tout était normal, j’ai mangé des pâtes, et je me suis couchée. J’ai continué à vivre. A acheter des enveloppes, ailleurs.

C’était un jour de novembre,

, la fête des morts comme ils disent, il faisait gris, enfin, il faisait soleil mais dans mon cœur tout était gris. Gris comme ces jours où l’on a envie de tout foutre en l’air, seulement là j’avais déjà tout foutu en l’air, mais j’étais si fière, impossible, et surtout pas envie de retourner en arrière. J’ai pris une feuille de papier, un crayon, et je me suis mise à écrire : Ca y est grand-père, je vais enfin te rejoindre. J’ai mis la feuille dans une enveloppe, je l’ai soigneusement fermée, j’ai mis une adresse : Le ciel, j’aurai très bien pu écrire la terre, mais c’était trop moche. J’ai posté la lettre, j’ai traversé la route…

 

 

 

Les choses éphémères

 

Ce jour est enfin arrivé. Tu l’attendais depuis des années et tu savais qu’il était latent. Aujourd’hui, tu fêtes tes 44 ans et il est bien trop tard. Bonne mœurs, honneur, amour ou autre cela n’a pas empêché que ta fidélité soit pure, belle et réelle, pourtant, tu es seule. Seule avec tes quelques rides au coin de l’œil, les traces du trop bu, trop fumé, trop pleuré ou trop ri il y’a vingt ans ou plus… Tu ne sais plus bien pourquoi tu es là. Tes enfants sont grands, jeunes et beaux. Et lui, encore plus beau qu’avant, plus craquant, plus sexy…mais volage. Il t’a dit qu’il t’aimerait toujours que tu étais sa Femme, sa petite femme pour l’éternité et voilà… Regarde ce miroir et pense à tes années de gloire, tes années folles où ton corps ferme remuait sur la piste enflammée, désirée par ces hommes avides de toi ou de cul …tu t’en fichais pas mal… Toi, fidèle aujourd’hui seule…aujourd’hui vieille. Regarde-toi, et observe … tu te reconnais mais ne vois plus…

La fenêtre est ouverte. Saute…Saute, Saute vers le vide qui t’attire…Saute, Saute mais d’abord imagine…imagine ce que tu aurais pu faire…

…Elle pris le rasoir et s’entailla le corps, le sang se répandait peu à peu sur les carreaux blancs…Ensuite, ce fut autour du visage, le sang se mêlait aux larmes, mais la douleur ne semblait pas visible…si ce n’est dans ses yeux.

 On a retrouvé le corps de M… sans vie au petit matin…

 

 

 

Sans titre

 

Je n’aime plus le cinéma. Ni la musique d’ailleurs. Ni les Hommes, ni leur pensées, ni moi, ni rien.

J’avais compris. Compris que rien ne servait de lutter contre la chose puisqu’elle faisait partie de moi. J’avais mis du temps à comprendre et j’avais enfin eu la révélation. Il y avait moi et moi. Celle d’origine, pure, fidèle, libre et l’autre, perverse, excitante, venimeuse. Il y’avait l’amour et il y avait le sexe. Il y avait le plein et le vide, le vrai, le faux, le pur, l’impur. Il y avait le profond et l’éphémère. Elle le faisait vibrer en moi, parfois, et elle tentait de détruire tout ce que j’avais construit. Tel l’instant, elle attaquait par le plaisir et substituait la chair à l’amour.

Elle me susurre : fais-le…fais-le ! Ne perds pas de temps…demain il sera trop tard.

Alors, je ne voulu pas savoir son nom, ni son âge, ni rien, ni s’il était quelqu’un de bien. Un salaud, un gentil, une ordure, un pourri, un romantique. Rien. Je voulais juste qu’il me baise, qu’il me prenne sauvagement. Que je jouisse. Puis qu’il s’en aille et qu’il ne revienne jamais. Je ne voulais de lui que sa semence, sa jouissance, son sexe à l’intérieur de moi. C’est tout.

Mais, je voulais surtout qu’il me désire, je voulais être un fantasme, un assouvissement, sa source de plaisir et que rien de m’égale.

Tu ne me regardes pas. Tu m’ignores ou simplement de me vois pas. Je n’ai aucun droit d’en souffrir c’est ainsi. Braver l’interdit, jouer avec le feu et rester là, à imaginer ce qu’aurait pu être ma vie autrement.

Je ne l’ai pas fait. N’ai pas pu, pas cherché, pas voulu ? La voix ne s’est pas tu pour autant mais elle le fera …c’est sûr…mais quand ?

Ce n’est pas parce que j’y ai pensé que je suis coupable.

Je n’y avais même pas pensé alors. Je refusais d’y pensais. Maintenant, j’en rêvais et ce rêve était si vrai qu’il devenait réalité.

Tout avait commencé un après-midi de dimanche. Je marchais dans les rues à la recherche d’un tabac ouvert. J’avais déjà marché presque un kilomètre quand enfin j’en apercevais un. L’orage menaçait et je décidai de prendre un café au coin de la rue. Un serveur vint à moi.

- un coca s’il vous plait

Je relevai les yeux et croisai son regard. Mon cœur se mit à battre violemment. Deux minutes passèrent. Il déposa mon verre, la note et un sourire. Je le su c’était lui. Perdu dans mes penses, j’imaginais mon corps blotti contre son corps. Puis, une main se posa sur mon épaule. J’attendais qu’il me dise quelque chose, un mot, une phrase…un bégaiement.

- Puis-je vous encaisser mon service est fini ?

- Moi, m’encaisser, euh, oui…

J’aurais voulu lui payer l’addition en nature. Lui dire que j’n’avais pas un franc ou un euro, que j’n’avais rien à lui offrir si ce n’est mon corps… Mais mon esprit me revint. Je lui déposais mes pièces sur la table. Puis, plus rien. J’attendis un instant, la pluie commençait à tomber, je mis ma veste, et sorti. Des gouttes coulaient dans mon coup cette sensation désagréable produisit en moi un effet bizarre.

 Je fumais ma clope, étendue sur le lit de tout mon long. Je repensais à son sourire. J’avais oublié le son de sa voix. Il n’était qu’un corps, qu’un visage que je voulais saisi, que je voulais subir. Je ne devais pas en rester là.

 Arrivée au café, personne. Il n’était plus là. 

 

 

By mika 05/06

la Toussaint

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