Versions Fantasmées 1

VERSION FANTASMEE

 

 

(N.B. Ces textes ne sont que pure fiction et ne sont pas basés sur des faits réels.)

 

JANVIER 2008

 

 

 

ATTRACTION NOTOIRE

 

C’est comme si je me réincarnais en une autre personne, comme si je faisais ce que j’aurais aimé faire mais ne l’ayant pas fait je tente de voir si j’en été capable, séduire un homme plus âgé.

Non, je ne parle pas de ces naïves attirances où chacun teste son potentiel et sors son jeu de l’épingle sans trop évoquer l’existence de son conjoint. Jeu d’attirance possiblement vrai mais une fois les choses dire ne mène qu’à l’amitié ou une erreur de parcours mais j’avoue parfois à l’amour (rarement). Non, moi je parle de cette relation pécheresse où les choses sont claires dès le début, nous sommes en situation et toi encore plus peut-être que moi, et là c’est juste une pure matérialisation d’un désir commun …

 

 

 

 

 

SCENES A RIO

 

Le téléphone sonne.

Ce n’est jamais pour moi.

Je me sens seule et perdue au milieu d’un monde que je ne maîtrise pas.

Je me sens seule et perdue, abandonnée et pourtant c’est faux.

Faut pas croire à ce que je raconte, ce sont des impressions, des émotions.

La vérité c’est que c’est un sentiment idiot alors que tout pourrait être un idéal de ressources intimes, une période de  retrouvailles avec soi et je ne peux m’empêcher d’appréhender cette arrivée solitaire. Alors, que tu seras là, belle dame blanche au grelot assourdissant.

 

 

 

Un regard qui en dit long.

Comme si c’était hier je m’en rappelle.

Pourtant, je l’avais glissé au fond de ma mémoire.

Cette magie mensongère et utopique est-elle morte ?

La virtualité ne mène pas au réel. Je possède cette faculté à te vouloir par besoin d’exister hors du couple alors que je ne veux exister hors du double. Je suis bien dans le double et tu me permets de me dire simplement que si jamais… Jamais.

 

 

D’autres scènes à Rio me poussent à méditer sur ces émotions incontrôlables, inconsolables,

Totalement ingérables…

Lorsque tu passes…tu m’intrigues…

Je n’y peux rien tu suscites en moi, une frénésie de tous mes sens.

Un mot de ta part me fait fondre, un regard me détruit et j’oublie qui je suis…

Femme au désir d’avenir bafoué par un contrat social improbable,

Je suis celle que je suis et je garde le contrôle …

 

 

 

 

ADULTERE

 

 

Adultère, c’est un des premiers mots compliqué que j’ai appris étant enfant. Ces mots sortant de la bouche de celle qui m’avait mis au monde quelques années auparavant. Celle que communément l’on nomme maman.

Adultère, c’est écrit noir sur blanc, le fait pour un époux d'avoir des relations avec une personne autre que son conjoint. Tromper, bafouer, trahir : ces mots résonnent dans ma tête comme des coups de marteaux. Quand j’étais enfant, j’avais mal, ce mot  était un gros mot.

Aujourd’hui, je m’interroge.

Femme mariée, je ne partirai jamais à la dérive. Tu m’intrigues, n’est-ce pas une obligation de fait, étant la fille de celui qui m’a faite. Résisterais-je toujours au démon qui m’emporte.

Si mes jambes se mettent à trembler quand je te vois, mon cœur à palpiter et mon corps s’émoustiller. Tenir ta main dans la mienne, poser mes lèvres sur les tiennes ? Est-ce un pêcher ou juste une idée ? Qui es-tu toi qui me ferait ça ? Qui es-tu vain inconnu qui prendra ma vie et annulera tous les espoirs fondés et m’emmènera à un épanouissement jouissif et mensonger et meurtrier ? Et encore. Encore. Cette obsession me guette et je mets tout en œuvre pour l’accueillir.  Jouir par ton corps une fois, deux fois, trois fois dans le péché, l’exultation du corps sans amour, une position indécente sur un bureau mal rangé ? Un acte prohiber au goût sucré salé que j’imagine dans ma tête comme un livre ouvert sur l’effondrement soudain de tout se qui construit mon bonheur. Une pierre taillée qui coupe, qui fait mal et procure tant de plaisir. Le grand plaisir maléfique.

Adultère, j’ai osé écrire ton nom. J’ai pensé tomber dans ton piège. Je t’en prie, laisse moi tranquille… Repousser cet homme que je ne connais pas et qui pourrais surgir et venir briser ma simple vie en un temps et quelques mouvements de trop.

Ce n’est pas possible. Et je dresse le tableau de l’absurde. Comment cela pourrait-il se passer. On parlerait peu, assez pour détendre cette atmosphère électrique qui pèse. Ce serait clair. Juste comme cela parce que c’est insoutenable, parce que c’est ainsi, il faut attiser le feu, qu’il prenne et qu’il s’éteigne…

Prend moi, comme cela, dans tes bras, ton allure classieuse, ton âge mûr, ta vie que je ne veux pas connaître.

Prend moi, abuse de moi, caresses, vertiges, abandon.

Cela dure un mois tout au plus et tout se remet en place. Et tout est décalé.

Ceci pourrait arriver. Ceci n’arrivera jamais.

Adultère tu as échoué, je garde le contrôle et je propulserai ma réalité par le rêve. Une vie. Mais l’immense puissance du rêve, celui qui me permettra te tenir l’équilibre, je l’espère à jamais.

 

 

 

OBSESSION

 

 

            Cela devient une véritable obsession. Fantasmer la réalité et elle qui s’acharne sur moi afin peut-être que j’ouvre les yeux ou que je les referme rapidement pour éviter le pire : souffrance ou déchirement. Tu t’approches de moi, ta voix, ta présence, ton charisme me bouleverse et je me sens perdu. Sourire scotché.

            Bon maintenant tu es loin et tu le seras encore plus demain, et alors.

 

 

 

 

C’EST AINSI. VA LA VIE.

 

C’est ainsi. Va la vie. J’ai attendu ton retour et compté les secondes, je savais au fur et à mesure que je devrais attendre. Après cette virtuelle nuit de plaisir intense accrochée à ton corps  et suspendu à ton âme. Je médite sur la possibilité d’autre chose. Arrivée à ce point, y’a-t-il un possible retour à la normale ? Je n’ai rien de toi, pas un signe, me suis-je arrêtée à un rien qui m’a lancé sur une route dangereuse. D’un délire passer à une maladie des sens. Je repense. Ce n’était pas toi la cause et là, je me mets à souhaiter que nous soyons lundi, que je te vois, que je te parle, encore une heure trente à attendre sans espérer te revoir car tu ne reviendras pas, je l’ai eu ma confirmation, je l’ai eu l’engrenage, à trop jouer des charmes, on finit par ce perdre. As-tu remarqué ma robe, ce n’était que pour toi. Je ferai mieux, dès lors tu me remarqueras. Seras-tu assez fou pour entrer dans ma toile, seras-tu assez fou pour me voir comme une femme. Je ne te demande rien, un signe, un mot, un regard, encore, je ne suis pas prête à tout perdre pour toi. Je ne te connais pas et je voudrais juste sentir ta présence près de moi, que l’on se parle, recommencer à te faire rire, toi qui rit trop rarement. C’est mon défi. Je crois que je ne peux plus t’oublier, je pense à toi le jour, je pense à toi la nuit. Ici, rien n’a de goût sans toi, c’est toi qui me pousse à venir et me pousse à maintenir ce sourire racoleur.

            Aime-moi juste une fois, renie ta femme si elle est, renie tes doutes. Aime-moi une nuit, juste une. On fera comme-ci cela n’avait jamais existé, comme si cela n’avait jamais rien changé.

            N’écoute pas. Oublie. J’ai ma vie, tu as la tienne. N’écoutes pas, je suis comblée, tu l’ais certainement tout autant que moi, si ce n’est plus, et ce n’est pas possible. Les liens du mariage sont les plus forts, je ne suis pas folle, je n’aurais rien à te convoiter. Rien à gagner. Tout à perdre.

            Pourtant, tu m’obsèdes. Ta voix me fait trembler, quand tu t’approches, je suis troublée. Avant, je ne ressentais pas cela. Que s’est-il donc passé ? Tu m’intrigues. J’aime le mystère et tu en un. Ce serait si simple avec un autre que toi, mais je ne veux que toi. C’est longues heures sont trop pour moi. Ces longues heures me rapprochent de la raison. Est-ce mieux. Certainement.

            Mais m’as-tu vu ? Me trouves-tu belles ? Aurais-tu pu avoir envie de moi ? Autant que moi j’ai envie de toi ? Que fais-tu à cet instant ? Où es-tu ? Dans ses bras à elle ? Qui est-elle ?

            T’oublier. Mais comment ? T’oublier. T’oublier ! T’oublier !!

            Je n’y arrive pas, tu m’inspires. Les autres, je me fous des autres, ils n’existent pas.

            A l’heure où j’écris, tout est trop tard. Je commence à souffrir et je ne veux pas de cela. J’ai tout pour être heureuse.

            Tu es trop vieux. Je suis trop jeune. Tu es trop loin, tu es trop …

            Je ne t’aimerai jamais. Mais je voudrais tant que tu m’emmènes visiter des mondes parallèles, des mondes éphémères… Fais moi oublier mon nom, une heure c’est tout.

            Je délire. Stop. Ceci n’aura pas lieu. Désormais, tu n’existes plus pour moi. Sors de ma tête, sors de ma vie. Sors de mon âme. Ta voix résonne, stop. Tais-toi. Il est trop tard. Que cela s’arrête ! Vite !

 

 

Intime Conviction*

 

C_est comme si je me réincarnais en une autre personne, comme si je faisais ce que j_aurais aimé faire mais ne l_ayant pas fait je tente de voir si j_en été capable, séduire un homme plus âgé. Non, je ne parle pas de ces naïves attirances où chacun teste son potentiel et sors son jeu de l_épingle sans trop évoquer l_existence de son conjoint. Jeu d_attirance possiblement vrai mais une fois les choses dire ne mène qu_à l_amitié ou une erreur de parcours mais j_avoue parfois à l_amour (rarement). Non, moi je parle de cette relation pécheresse où les choses sont claires dès le début, nous sommes en situation et toi encore plus peut-être que moi, et là c_est juste une pure matérialisation d_un désir commun …

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site