Versions Fantasmées 2

JANVIER 2008

ACTE 1 SCENE 2

 T’as une clope ?

 

Faut voir.

 

Il me tend une clope.

 

Nous la fumons dehors mot dire.

 

Tout est dit.

          

 

 

            Je m’appelle Eglantine, j’ai bientôt 30ans, je suis mariée depuis 2 ans et je n’ai toujours pas d’enfants.

            Tout va bien pour moi sauf ma vie sociale, j’ai fait 4 ans d’études supérieures pour me retrouver au standard d’une agence de mannequin super branchée où tous les jours je vois défiler des gens, pas forcément sans intérêts, mais dont je n’ai rien à faire.

            Tout aller bien dans ma vie jusqu’au jour où je l’ai vu, où il m’a parlé.

            Je tairais son nom.

J’étais tiraillé entre l’amour fusionnel et passionnel que je partageais depuis plus de 10 ans avec mon mari, cette volonté d’agrandir notre famille et, cet inconnu qui me rendait dingue. Pourquoi ? Si je l’avais su.

            J’ai vite fait le choix de l’oublier.

J’ai rendu réel ce qu’aurait pu être notre histoire si j’avais eu la folie de la vivre. Voilà comment il était une fois une jeune mariée délaissa son foyer pour une aventure sans lendemain…

  

            Je voudrais tant écrire son nom mais je n’en ai pas le droit pourtant cela me soulagerais…

 

Je ne peux plus écrire cela commence à me faire souffrir et je refuse de souffrir alors que je suis une femme comblée. Il n’y a aucune raison à ce que je pleure et que mon cœur soit serré rien qu’à la seule pensée de cet homme.

 

 

IMPOSSIBILITE  DE RESISTANCE

 C’est trop dur de lutter. Trop dur de te voir, dès que j’arrive, dès que tu pars. Trop dur de te voir sourire, de t’entendre dire des absurdités qui me font  totalement craquer, et me font oublier que je suis une femme mariée et heureuse. Je ne connais ni ton âge, ni rien, et pourtant je me laisse envahir par un sentiment qui tous les jours devient de plus en plus proche de la culpabilité.

Impossible d’écrire ton nom, impossible de penser ton nom, il m’est dès lors impossible de vivre simplement alors que tout va au mieux dans le meilleur des mondes !

Que penses-tu de moi ? Que veux-tu de moi ? Rien ? Tout ? Mais tout est compromis d’avance. Est-ce que ma pensée t’obsède ? As-tu oublié ma voix dès que tu as franchi le seuil de la porte ? Est-ce un jeu dont je fixe les règles ? Est-ce un film dont je suis l’actrice et la metteuse en scène ? Je me suis vu sourire avec insistance, pas comme avec les autres, je t’ai senti captif et réceptif et cela me fait peur et cela me fait du bien !

 

 

PRECIPICES

 A force de frôler les précipices, à force de jouer près du vide. J’ai peur de tomber. J’ai le vertige. Je m’agrippe à la raison comme on s’agrippe aux rochers. Friables.

J’ai le vertige. Savoir que s’il pouvait se passer quelque chose me terrifie et je me sens encore plus pétrifiée à l’idée qu’il ne puisse rien se passer.

M’as-tu vu ? M’as-tu vu ? Autrement que comme celle que tout le monde voit ? Ce soir je doute, hier j’étais certaine. Croyais-tu que j’allais te demander quelque chose d’autre ? M’aurais-tu suivi ? Qu’est-ce que je veux ?

Me faire du mal c’est réussi mon  cœur est fissuré et mes membres tremblent de douleur. Mon sourire scotché je l’ai perdu au profit d’une amère mélancolie d’avant, ou toi tu n’existais pas. Je ne peux plus écrire mon esprit est torturé, je ne sais plus quoi penser et je ne peux plus penser, simplement. Je sais ce que je dois faire et j’insiste. Une fois pour toute au secours. Aidez-moi. J’ai péché mon seigneur, j’ai eu des mauvaises pensées et je refuse d’aller plus loin. J’en ai tellement envie. Envie de quoi ? De lui ? Oui, mais je ne ferai rien ! Un baiser ? Non ! L’amour. Jamais ! Un regard. Possible. Allez stop. Ca suffit ! Ca commence à bien faire ! Tais-toi vieille pute qui est en moi ! Sors de mon corps, fuis mon esprit ! Arrache-toi à moi !

 RIEN DE PLUS

             Rien de plus si ce n’est qu’en plus d’être beau, il est sympa et super gentil. Rien de plus à part que j’ai décidé de tourner la page et que je continue à l’interpeller. Demain, je ne le ferai plus, demain, c’est bonjour, bonsoir et c’est tout.

            Est-ce un signe ce qu’il advint à mon arrivée : le vélo, l’alliance, lui, mon imagination… Il n’en à rien à faire. Stop. L’affaire est clause.

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