Versions Fantasmées 3

JANVIER / FEVRIER 2008

OCCURRENCES

 

Il y  des mots, des attitudes récurrentes dans la vie. Des petites choses anodines qui se répètent parfois, souvent, au quotidien. Peut-on y voir une relation amoureuse platonique ? A travers quelques mots, quelques mimiques, des sourires…Des signaux… Est-ce réciproque ou univoque ? Ses présages existent-ils réellement ou ne sont-ils que pures affabulations de quelque chose de purement quotidien, vain et anodin ? Je me persuadais de croire que les coïncidences ne pouvaient être aussi nombreuses. Mais, aujourd’hui alors que je cesse de jouer à mon propre jeu et de réaliser mon propre film fantasmé, je me rends bien compte que l’acteur ne joue, lui non plus, plus du tout son rôle.

Il n’est pas si beau, pas si « class », pas si intéressant, moins craquant, moins… Peut-être la réalité me rattrape-elle… ? Ne pas gâcher sa vie qui semble complexe ou compliquée, voir trop honnête, ou simplement, ne pas gâcher ma propre vie passionnante pour juste une histoire stupide et sans avenir. Mon avenir est tracé. Pas de place pour toi.

J’ai menti. Tu m’intrigues encore. Mais, certes, beaucoup moins. Mais je veux posséder mon attraction sur toi. Je veux que tu me désires, plus que les autres, je veux, et j’ai besoin que tu es une folle envie de moi. Je veux que tu continues à me parler, que tu essaies d’aller plus loin. Sans aller loin. J’ai cette sensation étrange et pénétrante en moi, cette nécessité d’être un objet fantasmé, je veux être ton petit fantasme… Je ne veux rien d’autre que toi… Et, dans un même temps, je souhaiterai que rien n’ait jamais commencé… Que mon esprit soit libéré…

Je craque encore mais m’y refuse. Je n’en vois pas l’utilité. Si je partais, ce serait dur… Mais, ne serait-ce pas un bien ? Rien de bien, rien de mal. Rien n’existe et n’a jamais existé. Un film sans producteur, sans scénario, sans même une pellicule, une caméra…

            Sans toi … Sans moi… Lui, elle, un homme, une femme, rien d’autre. Il n’y a et n’y aura rien d’autre…

Comment cela a-t-il bien pu commencer ? Serait-ce ma faute ? La sienne ? Qui es-il ? Où est-il… Que fait-il ?

Il serait brun c’est sûr, il serait charmant, enigamatique, d’un âge certain. Mais serait…Stop…Serait- ce simplement une projection de mon homme à travers le temps ou rien à voir … Il n’existe pas, je suis une femme mariée à la recherche de doute pour pimenter mon couple, qui va, je l’affirme au mieux, et c’est peut-être la même peur de demain, la peur de vieillir entre ses mains… Louper et vivre certaines occurrences… Rater son train pour une seconde d’inattention…L’écriture est mon exécutoire et j’exulte, avec mon corps entre tes bras à cent à l’heure, avec mes mots en exprimant tout et n’importe quoi à la même heure. Ces jours idiots vers les sept heures du soir où je n’ai rien fait de vrai, rien vécu de bon, ou je m’ennuie et j’attends une chose qui n’arrivera peut-être pas… Quelle chose ? Je ne le sais pas.

La vie : un homme, un amant, un appart, un boulot… divorce. Un mari, des enfants, un appart, un boulot. Il me manque l’enfant, il me manque le vrai boulot. Il ne manque…rien de plus que parfait mais vie idéale, déjà.

C’est certain tout est fini, mon fantasme doit se clore et continuer à ne pas exister vu que la matière est fausse, les jeux sont interdits, la cadence est ramollie et tout n’est qu’illusions et désillusions…

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